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Garanties assurance emprunteur : décès, PTIA, ITT, IPT

Portrait de Valentin Tussiot, expert en assurance Valentin Tussiot, expert en assurance Mis à jour le 19 août 2026 · 8 min de lecture

Cinq garanties portent l’assurance de votre prêt immobilier : décès, PTIA, ITT, IPT et IPP. Voici leur carte en deux minutes : ce que chacune couvre, celles que votre banque exige selon votre projet, et le guide détaillé de chacune.

En bref

  • Le décès et la perte totale d’autonomie (PTIA) forment le socle : aucune banque ne prête sans elles, et l’assureur solde ce qu’il reste à payer.
  • L’arrêt de travail (ITT) et l’invalidité (IPT, IPP) protègent vos revenus : exigés pour une résidence principale, plus rarement pour un investissement locatif.
  • La garantie perte d’emploi reste à votre choix, quel que soit le projet.
  • Aucune loi n’impose l’assurance emprunteur : c’est votre banque qui en fait une condition du prêt. Le contrat, lui, reste votre choix, et chaque garantie a son guide complet ici.

Les cinq garanties, en un coup d’œil

Une assurance de prêt est un assemblage de garanties, chacune avec son déclencheur et sa façon d’indemniser.

GarantieQuand elle joueCe que verse l’assureurLe guide complet
DécèsLe décès de l’assuré pendant le prêtLe capital restant dû, selon la part assuréeLa garantie décès
PTIA (perte totale et irréversible d’autonomie)Plus aucun travail possible, et besoin d’une autre personne au quotidienLe capital restant dûLa PTIA
ITT (incapacité temporaire totale de travail)Un arrêt de travail total, après maladie ou accidentLes mensualités, après la franchiseL’ITT
IPT (invalidité permanente totale)Une invalidité stabilisée, en général dès 66 %Les mensualités ou le capital, selon le contratL’IPT
IPP (invalidité permanente partielle)Une invalidité stabilisée partielle, de 33 % à 66 %Une part de chaque mensualitéL’IPP

Le socle : décès et perte totale d’autonomie

Aucune banque ne prête sans ces deux garanties. La garantie décès rembourse la banque à la place de vos proches : l’assureur verse le capital restant dû, le solde de la dette à cette date, et non la somme empruntée au départ. Vos proches conservent le logement, libéré du crédit. À deux, la part assurée sur chaque tête, la quotité, décide de ce qui est soldé : notre guide de la quotité le chiffre en euros. L’âge de protection et les points à vérifier sont dans notre guide de la garantie décès.

La PTIA, perte totale et irréversible d’autonomie, joue comme le décès, mais de votre vivant. Deux conditions se cumulent : plus aucune activité professionnelle n’est possible, et une tierce personne doit vous assister en permanence pour les actes ordinaires de la vie courante, se lever, se déplacer, se nourrir, se laver. L’assureur solde alors le capital restant dû. L’âge jusqu’auquel la garantie court change d’un contrat à l’autre : notre guide de la PTIA le détaille.

Quand vos revenus s’arrêtent : ITT, IPT, IPP

Le socle couvre les situations les plus graves ; les trois suivantes, un risque plus fréquent. L’ITT vise l’arrêt de travail total causé par une maladie ou un accident : l’assureur règle les échéances à votre place, votre budget tient. Elle démarre au terme de la franchise, la période pendant laquelle le sinistre reste à votre charge. Déclenchement, mi-temps thérapeutique, couverture du dos et des troubles psychologiques : notre guide de l’ITT déroule tout.

L’IPT prend le relais quand l’état de santé est stabilisé et qu’un taux d’invalidité d’au moins 66 % est reconnu : selon les contrats, l’assureur règle vos mensualités ou solde le capital. Comment ce taux se calcule et quelle profession sert de référence : notre guide de l’IPT.

L’IPP couvre l’étage intermédiaire, le plus souvent de 33 % à 66 % : l’assureur paie une part de chaque mensualité pendant que vous travaillez encore. Notre guide de l’IPP montre où la repérer dans une notice et ce qu’elle change pour vous.

Deux lignes du contrat pèsent lourd sur ces trois garanties. La franchise d’abord : plus elle est courte, plus l’assureur prend le relais tôt, et moins il reste à votre charge ; notre guide de l’ITT le chiffre sur un prêt type. Le mode d’indemnisation ensuite : une prestation forfaitaire suit un pourcentage de la mensualité prévu au contrat, une prestation indemnitaire dépend de la perte de revenus réellement subie. Les deux mécaniques sont comparées dans notre article forfaitaire ou indemnitaire. Les comparer paie souvent deux fois : une couverture plus solide, une cotisation plus basse. La simulation d’assurance emprunteur met les offres face à face avec vos chiffres.

Ce que votre banque exige selon votre projet

C’est votre banque qui exige l’assurance, comme condition de son prêt, et la liste des garanties demandées dépend de votre projet.

  • Résidence principale ou secondaire : décès et PTIA toujours, et presque systématiquement l’arrêt de travail et l’invalidité. Ce sont elles qui paient la mensualité quand vos revenus s’interrompent.
  • Investissement locatif : souvent décès et PTIA seulement. Les loyers continuent de tomber pendant un arrêt de travail, et la cotisation s’en trouve allégée.
  • Perte d’emploi : à votre choix, quel que soit le projet. Elle vise le licenciement ouvrant droit au chômage, avec ses propres franchises et une durée limitée.

Les garanties sont imposées par la banque ; le contrat qui les porte ne l’est pas. Elle ne peut pas écarter un autre contrat dès lors qu’il présente un niveau de garantie équivalent à celui qu’elle propose, et sa décision de refus doit être explicite et donner l’intégralité de ses motifs : c’est l’article L313-30 du code de la consommation. Elle choisit ses exigences dans une liste bornée : onze critères au maximum pour le décès, la perte d’autonomie, l’invalidité et l’incapacité, quatre de plus pour la perte d’emploi. Ce que « équivalent » veut dire, critère par critère, est le sujet de notre article sur l’équivalence des garanties.

Ce choix se rejoue quand vous voulez. Depuis la loi Lemoine du 28 février 2022, la résiliation est possible à tout moment ; la banque ne peut ni facturer de frais supplémentaires pour examiner votre nouveau contrat, ni toucher au taux ou aux conditions de votre prêt. Ce que chaque niveau de couverture pèse dans la cotisation est chiffré dans notre article sur le coût de l’assurance de prêt ; la simulation d’assurance emprunteur vous donne l’écart en quelques minutes.

Vos questions

Faut-il viser plus que le minimum demandé par la banque ?

Votre banque fixe un plancher, jamais un plafond : rien ne vous empêche de mieux vous couvrir. La bonne mesure se lit dans votre situation. Un seul salaire pour rembourser, un statut d’indépendant, un métier qui se fait debout : autant de raisons de soigner l’arrêt de travail et l’invalidité. Les cinq guides liés plus haut disent ce que chaque garantie verse, et à partir de quand.

Mon profil peut-il changer les garanties proposées ?

Votre âge, votre santé, votre métier ou vos sports conduisent parfois l’assureur à ajuster son tarif, ou à poser des conditions particulières sur une garantie. Ces situations ont des solutions, souvent plusieurs : voir notre article sur les surprimes et les leviers pour les réduire.

Mon contrat actuel a des garanties légères : puis-je en changer ?

Oui, la résiliation s’exerce quand vous le décidez. Le nouveau contrat doit atteindre le niveau de garantie exigé par votre banque, et viser mieux reste ouvert : franchise plus courte, exclusions levées, prestation forfaitaire. La marche à suivre est dans notre guide pour changer d’assurance de prêt avec la loi Lemoine.

Ce qu’on fait pour vous

Assembler les bonnes garanties, puis trouver le contrat qui les tient : c’est notre quotidien. Nous reprenons les exigences de votre banque, nous les traduisons garantie par garantie, et nous vous montrons ce que chaque contrat déclenche, verse et laisse de côté avant d’ouvrir la question du prix. L’étude de votre dossier est gratuite et sans engagement. Pour situer votre couverture actuelle, la simulation d’assurance emprunteur part de vos chiffres et demande quelques minutes.


Mis à jour le 19 août 2026. Article d’information générale, ne constituant pas un conseil personnalisé ; les règles citées sont celles en vigueur à cette date. Relèvent de pratiques constatées sur le marché en août 2026, et non de textes : le seuil de 33 % à 66 % en invalidité permanente partielle, l’effet des durées de franchise, et les garanties demandées selon le type d’achat.

Sources

Les règles citées dans cet article viennent des textes officiels listés ci-dessous, que vous pouvez ouvrir pour vérifier chaque information par vous-même.

  • L’assurance emprunteur sur service-public.gouv.fr : ce qu’il prouve : l’assurance n’est pas imposée par la loi mais exigée par le prêteur, le socle décès et perte totale d’autonomie, le caractère facultatif de la perte d’emploi, et le nombre de critères d’équivalence, onze au maximum pour le décès, la perte d’autonomie, l’invalidité et l’incapacité, quatre de plus pour la perte d’emploi.
  • Les différents types de garanties d’assurance emprunteur (ANIL) : ce qu’il prouve : les définitions du décès, de la PTIA (recours permanent à une tierce personne pour se lever, se déplacer, se nourrir, se laver), de l’ITT, de l’IPT et de l’IPP, le seuil usuel de 66 % en invalidité totale, la franchise comme période où le sinistre reste à la charge de l’assuré, et les prestations forfaitaire ou indemnitaire.
  • Article L313-30 du code de la consommation (Légifrance) : ce qu’il prouve : l’obligation d’accepter un autre contrat de niveau de garantie équivalent, et le refus explicite comportant l’intégralité des motifs.
  • Loi Lemoine du 28 février 2022 (Légifrance) : ce qu’il prouve : la résiliation de l’assurance emprunteur à tout moment.
  • Article L313-32 du code de la consommation (Légifrance) : ce qu’il prouve : la banque ne peut ni exiger de frais supplémentaires, y compris pour analyser l’autre contrat d’assurance, ni modifier le taux ou les conditions d’octroi du crédit.

Ces règles évoluent : les sources ci-dessus ont été vérifiées le 19 août 2026.