La caution d’un prêt immobilier est l’engagement d’un organisme spécialisé de rembourser votre banque si vous ne payez plus vos mensualités : c’est la garantie de la majorité des prêts immobiliers en France, 72,4 % des crédits à l’habitat accordés en 2025 d’après l’ACPR, l’autorité qui surveille les banques. Elle se paie une fois, au déblocage des fonds (2 660 € pour 200 000 € chez Crédit Logement en septembre 2026, dont une partie peut revenir à la fin), vous épargne le notaire pour la garantie et la mainlevée à la revente, et protège votre banque, qui en est la seule bénéficiaire.
En bref
- À quoi ça sert : à garantir la banque. Si vous ne payez plus, l’organisme la rembourse, puis vous réclame ce qu’il a payé, avec les intérêts (code civil, articles 2308 et 2309).
- Pourquoi la banque la préfère : pas d’acte notarié et, selon Crédit Logement, recouvrement pris en charge par l’organisme, économie de fonds propres et accord « au plus tard sous 48 heures » sur dossier complet.
- Combien ça coûte : 2 660 € au départ pour 200 000 € chez Crédit Logement (1,33 %), dont 1 429 € rendus à la fin si le taux de restitution actuel se maintient (simulateur de Crédit Logement, 24 septembre 2026).
- Les avantages : ni notaire pour la garantie, ni frais de mainlevée à la revente ; une partie de la somme peut revenir ; chez Crédit Logement, un arrangement est cherché en priorité en cas de difficulté.
- Les inconvénients : payée au départ, commission qui reste à l’organisme, restitution éventuelle et propre à chaque organisme, dossier qui peut être refusé, et votre dette reste due si la caution paie.
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À quoi sert la caution d’un prêt immobilier ?
Une banque qui vous prête sur vingt ans exige une garantie pour récupérer son argent si vous ne payez plus vos mensualités, c’est-à-dire en cas d’impayé. Il en existe deux familles. L’hypothèque porte sur le logement, que la banque peut faire vendre. La caution repose sur un tiers qui s’engage envers la banque « à payer la dette du débiteur en cas de défaillance de celui-ci » (code civil, article 2288) : dans un prêt immobilier, « généralement » un organisme financier, indique service-public, et non un proche (si ce sont vos parents, voir ce qu’ils signent).
La caution protège votre banque, sa seule bénéficiaire. Crédit Logement, qui dit garantir « 1 prêt immobilier sur 3 », l’écrit dans sa fiche d’information : le bénéficiaire « est la banque qui, seule, peut se prévaloir de la garantie délivrée » ; sa garantie couvre la banque « y compris les causes non prévues » par l’assurance de prêt, « comme le chômage ou un divorce ». Si l’organisme paie à votre place, votre dette ne s’efface pas : elle change de créancier (code civil, articles 2308 et 2309). Ce que vous y gagnez tient aux formalités et au coût : pas de notaire pour la garantie, pas de mainlevée à la revente, et une partie de la somme qui peut revenir.
Caution et assurance emprunteur se complètent. L’assurance, demandée en plus, couvre « notamment le décès et l’incapacité de travail », résume l’ACPR ; la garantie « ne remplace en aucune façon l’assurance de prêt qui doit être souscrite séparément », écrit Crédit Logement. Les deux figurent sur votre offre, à deux lignes différentes (voir ce que couvre l’assurance de prêt).
Pourquoi votre banque choisit-elle une caution ?
Parce que, selon la Banque de France, les prêts cautionnés « permettent aux banques de récupérer la totalité des sommes prêtées en cas de défaillance de l’emprunteur », et parce que la caution lui épargne des formalités. Crédit Logement avance d’autres arguments dans son rapport annuel et sur son site ; les voici, attribués.
Aucun acte notarié. « L’hypothèque nécessite le formalisme d’un acte notarié », rappelle Crédit Logement ; la caution, elle, est « un acte sous seing privé, au formalisme allégé », c’est-à-dire signé sans notaire. Ni inscription à suivre, ni mainlevée à gérer quand vous revendez.
L’organisme prend en charge le recouvrement. Crédit Logement « assure le recouvrement des créances qu’il cautionne et permet donc à la banque de ne supporter aucun risque final sur les prêts qu’elle accorde », écrit son rapport annuel 2025 : c’est l’organisme qui récupère les sommes auprès de vous.
Moins de capital à garder en réserve. Pour chaque prêt, une banque doit conserver une part de capital proportionnée au risque, ses fonds propres. Crédit Logement affirme que sa garantie est « reconnue dans les accords de Bâle III et par les agences de notation comme garantie comparable aux sûretés réelles » : la banque « réalise une économie de fonds propres grâce à une pondération du risque plus favorable » et obtient « un accès aux différentes formes de refinancement ». L’ACPR, de son côté, juge la couverture en capital des crédits à l’habitat français « comparable à celle observée dans les principaux autres pays européens » une fois comptées les exigences imposées aux organismes de caution, sur un calcul partiel : une partie du capital est portée par l’organisme, pas par la banque.
Une réponse rapide. Chez Crédit Logement, « l’accord de garantie s’obtient au plus tard sous 48 heures (sur la base d’un dossier complet) », et « plus de 55 % des demandes bénéficient d’un accord instantané » grâce à un système d’accord automatique (septembre 2026).
Ce que cela change pour vous : pas de notaire pour la garantie, et une réponse de l’organisme qui peut être rapide, mais qui s’ajoute à celle de la banque, car l’organisme peut refuser (voir plus bas). Si la banque propose une hypothèque plutôt qu’une caution, demandez-lui ce qui motive ce choix et comparez le coût des deux sur l’offre ; certains prêts l’imposent, comme le prêt d’accession sociale.
Pourquoi prendre une caution, et avez-vous le choix ?
Vous prenez une caution parce que votre banque exige une garantie pour vous prêter et qu’elle retient celle-ci. Aucune loi n’impose la caution ; une garantie, en revanche, l’est presque toujours : d’après l’ACPR, « la quasi-totalité de l’encours (97,4 %) bénéficie d’une sûreté, notamment de type caution ou hypothèque » (fin 2025). C’est la banque qui fixe les garanties « qui conditionnent la conclusion du prêt », et son offre doit les énoncer « en donnant une évaluation de leur coût » (code de la consommation, article L313-25). C’est elle aussi qui choisit l’organisme et lui présente votre dossier ; l’organisme l’étudie à son tour, et peut le refuser.
Vous gardez des leviers : proposer une hypothèque à la place, demander à la banque de solliciter un autre organisme, ou mettre plusieurs banques en concurrence, car les grands groupes bancaires ont leur propre organisme et Crédit Logement « travaille avec la quasi totalité des banques ». Changer de banque peut donc changer d’organisme. Une fois signée, la caution vous engage pour la durée du prêt : chez Crédit Logement, le cautionnement « n’est pas résiliable par l’emprunteur », et « seule la banque peut à tout moment renoncer au bénéfice de la garantie ».
Combien coûte une caution de prêt immobilier ?
Chez Crédit Logement, les frais de garantie se règlent en deux parts, « à la mise en place du prêt, au premier déblocage des fonds ». La commission de caution rémunère l’organisme et lui reste. Le versement au fonds mutuel de garantie alimente une réserve collective « destinée à se substituer à tout emprunteur défaillant » ; c’est cette part qui peut vous être rendue en partie à la fin. Ces frais entrent dans le TAEG, le taux qui additionne intérêts et frais obligatoires (code de la consommation, article R314-4 ; voir notre vocabulaire du prêt), et votre offre doit en donner « une évaluation » (article L313-25).
Exemple : caution Crédit Logement pour 200 000 € empruntés
Résidence principale, formule Classic, simulateur de Crédit Logement interrogé le 24 septembre 2026. Pour des durées de 10 à 25 ans, le simulateur donne le même montant.
| Poste | Montant |
|---|---|
| Commission de caution (reste à l’organisme) | 650 € |
| Versement au fonds mutuel de garantie | 2 010 € |
| Payé au premier déblocage | 2 660 € (1,33 % du prêt) |
| Rendu à la fin du prêt, si le taux de restitution en cours (71,07 %) se maintient | 1 429 € |
| Coût net | 1 231 € (0,62 % du prêt) |
Pour un prêt de 50 000 à 500 000 €, la caution Crédit Logement demande entre 1,1 et 1,9 % au départ : la commission est plafonnée et le versement au fonds augmente moins vite que le montant, donc le pourcentage baisse quand le prêt grossit. Pour un logement mis en location, la commission est plus élevée (780 € au lieu de 650 € pour 200 000 €). Crédit Logement publie sa grille ; pour tout organisme, le coût exact figure dans votre offre de prêt.
Et par rapport à une hypothèque ? Pour 200 000 €, le simulateur officiel de l’ANIL, l’Agence nationale pour l’information sur le logement, chiffre une hypothèque conventionnelle à 3 005 €, mainlevée comprise (24 septembre 2026), soit 2 777 € hors mainlevée si vous gardez le bien jusqu’au bout. Pour ce montant, la caution Crédit Logement coûte une centaine d’euros de moins au départ ; l’écart grandit si vous revendez, puisqu’il n’y a pas de mainlevée, et avec la restitution si elle est versée. À 100 000 €, les deux coûts de départ sont presque égaux (1 620 € contre 1 613 €).
Quels sont les avantages d’une caution pour vous ?
- Aucun passage chez le notaire pour la garantie. Une hypothèque conventionnelle « doit être faite devant un notaire », avec sa rémunération, la taxe de publicité foncière (la taxe due pour inscrire une hypothèque) et les frais de formalité (service-public). La caution est « un acte sous seing privé, au formalisme allégé » (Crédit Logement).
- Aucune mainlevée à la revente. Une hypothèque reste inscrite un an après la dernière échéance ; vendre avant oblige à la faire lever, et cela se paie. Avec une caution, l’emprunteur qui revend « n’a aucuns frais de mainlevée à régler », écrit Crédit Logement.
- Une partie de la somme peut revenir. Chez Crédit Logement, le versement au fonds mutuel donne lieu à « une éventuelle restitution de mutualisation », calculée « au prorata de la fraction non utilisée par le contentieux », c’est-à-dire selon ce que les impayés de l’ensemble des emprunteurs n’ont pas consommé : environ 70 % en septembre 2026, un taux qui « évolue tous les trimestres ». Crédit Logement se dit « la seule garantie à proposer ce principe de restitution pour les emprunteurs » : avec un autre organisme, demandez ce qui vous sera rendu, s’il y a lieu.
- Une solution quand l’hypothèque la moins chère est impossible. L’hypothèque légale spéciale du prêteur de deniers, dispensée de la taxe de publicité foncière, ne garantit que « l’achat d’un bien existant », « pas le financement de travaux, ni un achat en l’état futur d’achèvement » (service-public) : pour ces projets restent la caution et l’hypothèque conventionnelle.
- Chez Crédit Logement, un arrangement d’abord. L’organisme s’engage à accompagner les emprunteurs en difficulté « dans la recherche prioritaire de solutions amiables », qui concernent selon lui plus de la moitié des dossiers, et présente la saisie du bien comme « le dernier recours ».
Quels sont les inconvénients d’une caution ?
- Tout se paie au départ. Les frais sont dus au premier déblocage des fonds, donc au moment de l’achat, en plus des frais de notaire. Exception : la formule Initio de Crédit Logement, pour les 18 à 36 ans, reporte la commission en fin de prêt ; pour 200 000 €, 2 010 € au départ et 740 € retenus sur la restitution.
- La commission reste à l’organisme, et la restitution du fonds est éventuelle. Chez Crédit Logement, le dernier taux appliqué est de 71,07 % (septembre 2026), communiqué « sans engagement » ; depuis 2014, chaque restitution est soumise à l’accord préalable de l’ACPR et du conseil d’administration. Une somme rendue dans vingt ans n’est pas réévaluée. La restitution dépend de l’organisme : votre offre indique si elle est prévue.
- Le dossier peut être refusé. « Un refus de la société de caution peut arriver si elle estime que le dossier de financement présente trop de risque », écrit Crédit Logement ; ce n’est pas forcément un refus de prêt (voir plus bas).
- Si vous ne payez plus, votre dette reste due. L’organisme règle la banque, puis vous réclame ce qu’il a payé, avec les intérêts dès le jour du paiement et certains frais, et prend la place de la banque dans ses droits contre vous (code civil, articles 2308 et 2309). Si vous empruntez à deux solidairement, il « dispose contre chacun » de vous de ces recours (article 2310). À défaut d’arrangement, il peut, s’il justifie de « circonstances susceptibles d’en menacer le recouvrement », demander au juge l’autorisation d’inscrire une hypothèque judiciaire provisoire sur votre logement (code des procédures civiles d’exécution, article L511-1) ; la saisie du logement, « le dernier recours » selon Crédit Logement, suppose un titre exécutoire (article L311-2). Chez Crédit Logement, l’emprunteur « consent une promesse d’affectation hypothécaire du bien, objet du prêt » : l’engagement, pris dès le départ, d’accepter si besoin une hypothèque. Le réflexe utile vient avant : dès qu’une difficulté se profile, prévenez votre banque ; votre contrat peut prévoir un report d’échéances, et des impayés qui durent peuvent mener au FICP, le fichier des incidents de remboursement.
La caution est-elle courante en France ?
Près de trois prêts sur quatre. D’après l’ACPR, 72,4 % des crédits à l’habitat accordés en 2025 étaient garantis par une caution, et 66,9 % de l’encours, tout ce qui restait à rembourser fin 2025. L’hypothèque garantissait 16 % des prêts accordés dans l’année et 26 % de l’encours. C’est une organisation propre à la France, que la Banque de France décrivait ainsi en 2023 :
« En France, plus de 67 % des encours de prêts immobiliers aux ménages sont garantis par un organisme de cautionnement, une spécificité française limitant les pertes en cas de défaut pour les banques par un système de mutualisation des risques. »
Banque de France, Évaluation des risques du système financier français, décembre 2023
Ailleurs en Europe, le prêt hypothécaire domine ; en France, il est minoritaire. Crédit Logement est né en 1975, « porté par quelques pionniers : le 1 % logement, le Crédit Foncier et le mouvement HLM », et dit garantir « 1 prêt immobilier sur 3 ». Les autres garants que l’ACPR interroge font partie de groupes bancaires : la CAMCA (groupe Crédit Agricole), la CEGC et Parnasse Garanties (groupe BPCE), Crédit Mutuel Caution Habitat (groupe Crédit Mutuel) ; l’ACPR interroge aussi la SGFGAS, qui gère pour l’État la garantie des prêts d’accession sociale. Chacun a ses règles, son coût et sa politique de restitution.
Vos autres questions sur la caution
Que devient la caution si vous revendez ou remboursez par anticipation ?
Elle prend fin avec le prêt, sans frais de mainlevée. Chez Crédit Logement, la restitution est adressée dans le mois qui suit, « que votre prêt soit arrivé à échéance ou que vous ayez remboursé en totalité celui-ci par anticipation ». Seul le remboursement total la déclenche : « c’est le remboursement total du prêt qui entraîne une éventuelle restitution ».
Que devient la caution si une autre banque rachète votre prêt ?
Le nouveau prêt a besoin de sa propre garantie : un rachat entraîne « des frais de dossiers et des frais de garantie (généralement, caution bancaire ou hypothèque) », rappelle service-public. Chez Crédit Logement, l’ancienne garantie prend fin quand la première banque lui adresse « une notification de cessation de garantie », ce qui ouvre la restitution éventuelle ; s’il garantit aussi le nouveau prêt, sa décision « sera alors subordonnée à l’étude » qu’il réalisera. Si l’ancien prêt était garanti par une hypothèque, « vous pouvez devoir payer des frais de mainlevée d’hypothèque » (service-public).
Fonctionnaire : quelle caution pour votre prêt ?
Si vous êtes fonctionnaire, « vous avez la possibilité de faire appel à votre mutuelle fonctionnaire », écrit service-public : demandez à votre banque si elle accepte cette caution, et à quel coût.
Prêt à taux zéro, prêt d’accession sociale : caution ou hypothèque ?
Pour le prêt à taux zéro, la fiche officielle n’impose aucune garantie particulière : « chaque établissement évalue librement votre capacité à rembourser un emprunt […] et vos garanties » (service-public, septembre 2026). Le prêt d’accession sociale, lui, « doit être garanti par une sûreté réelle (hypothèque ou privilège de prêteur de deniers), mais cette garantie est exonérée des taxes de publicité foncière », indique service-public ; depuis 2022, le privilège de prêteur de deniers est remplacé par l’hypothèque légale spéciale du prêteur de deniers.
Les frais de caution sont-ils déductibles des impôts ?
Si vous louez le bien, les frais de garantie se déduisent de vos loyers imposables (revenus fonciers), comme les frais d’hypothèque et de mainlevée : pour une caution, la commission « définitivement acquise par l’organisme » et la part du versement au fonds « non remboursable en fin de crédit », mais pas « la fraction de ces sommes qui est susceptible d’être restituée » (doctrine fiscale officielle, BOFiP). Pour une résidence principale, nous ne relevons aucun texte qui permette de les déduire.
Que faire si l’organisme refuse votre dossier ?
Un refus de la caution n’est pas forcément un refus de prêt : la banque peut solliciter un autre organisme, vous pouvez proposer une hypothèque (qu’elle n’est pas tenue d’accepter) ou vous adresser à une autre banque. Demandez à la banque ce qui a bloqué : l’organisme refuse quand il « estime que le dossier de financement présente trop de risque » (Crédit Logement). Si votre avant-contrat indique que l’achat est financé par un prêt, il est conclu sous condition suspensive d’obtention de ce prêt, valable un mois au moins (code de la consommation, article L313-41) : si elle n’est pas réalisée, toute somme versée d’avance est « immédiatement et intégralement remboursable ».
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Mis à jour le 25 septembre 2026. Article d’information générale, pas un conseil personnalisé ; le choix de la garantie appartient à la banque. Coût de la caution : simulateur de Crédit Logement du 24 septembre 2026, formule Classic, résidence principale, restitution au dernier taux publié, non garanti. Coût de l’hypothèque : simulateur de l’ANIL du même jour, en métropole, calculé sur le seul capital, donc un minimum. Parts de marché : ACPR, année 2025.
Sources
Les règles de droit et les chiffres de cet article viennent des textes et documents officiels listés ci-dessous, que vous pouvez ouvrir pour vérifier chaque information par vous-même.
- Article 2288 du code civil, en vigueur depuis le 1er janvier 2022 (Légifrance) : la définition du cautionnement, contrat par lequel une caution s’oblige envers le créancier à payer la dette du débiteur en cas de défaillance.
- Article 2308 du code civil, en vigueur depuis le 1er janvier 2022 (Légifrance) : le recours personnel de la caution qui a payé, pour les sommes payées, les intérêts qui courent du jour du paiement, et les frais.
- Articles 2309 et 2310 du code civil, en vigueur depuis le 1er janvier 2022 (Légifrance) : la caution qui a payé subrogée dans les droits du créancier, et ses recours contre chacun des co-emprunteurs solidaires.
- Article L511-1 du code des procédures civiles d’exécution, en vigueur depuis le 1er juin 2012 (Légifrance) : l’autorisation du juge pour une mesure conservatoire, sûreté judiciaire comprise, quand le créancier justifie de circonstances susceptibles de menacer le recouvrement.
- Article L311-2 du code des procédures civiles d’exécution, en vigueur depuis le 1er juin 2012 (Légifrance) : la saisie immobilière réservée au créancier muni d’un titre exécutoire constatant une créance liquide et exigible.
- Article L313-25 du code de la consommation, en vigueur depuis le 24 mai 2019 (Légifrance) : l’offre de prêt énonce les sûretés exigées « en donnant une évaluation de leur coût » (6°).
- Article R314-4 du code de la consommation, en vigueur du 1er octobre 2016 au 20 novembre 2026 (Légifrance) : les coûts d’assurance et de garanties obligatoires compris dans le taux annuel effectif global.
- Article L313-41 du code de la consommation, en vigueur depuis le 1er juillet 2016 (Légifrance) : la condition suspensive d’obtention du prêt, d’un mois au moins, et les sommes versées d’avance immédiatement et intégralement remboursables si elle ne se réalise pas.
- Faut-il avoir une caution pour obtenir un crédit immobilier ? (service-public.gouv.fr, vérifié le 26 décembre 2024) : l’organisme financier qui s’engage à rembourser à votre place, la possibilité de demander un autre organisme et la mutuelle des fonctionnaires.
- Faut-il prendre une hypothèque pour obtenir un crédit immobilier ? (service-public.gouv.fr, vérifié le 11 décembre 2024) : l’acte devant notaire, les frais, l’inscription qui reste un an après la fin du crédit, la mainlevée en cas de vente.
- Qu’est-ce que l’hypothèque légale spéciale du prêteur de deniers ? (service-public.gouv.fr, vérifié le 20 mars 2026) : le remplacement du privilège de prêteur de deniers depuis 2022, le champ limité au bien existant, ni travaux ni achat sur plan, et l’absence de taxe de publicité foncière.
- Rachat de crédit immobilier (service-public.gouv.fr, vérifié le 16 septembre 2026) : les frais de dossier et de garantie du nouveau prêt, et les frais de mainlevée possibles si l’ancien était garanti par une hypothèque.
- Prêt d’accession sociale (service-public.gouv.fr, vérifié le 1er septembre 2026) : le prêt garanti par une sûreté réelle, exonérée des taxes de publicité foncière.
- Prêt à taux zéro (service-public.gouv.fr, vérifié le 15 septembre 2026) : chaque établissement évalue librement votre solvabilité et vos garanties.
- BOI-RFPI-BASE-20-80, revenus fonciers, frais d’emprunt déductibles (BOFiP, version en vigueur depuis le 1er septembre 2017) : au § 190, les frais d’inscription hypothécaire et de mainlevée, la commission acquise et la part non remboursable du fonds mutuel déductibles, la fraction restituable exclue.
- Calculer le coût de l’hypothèque d’un crédit immobilier (ANIL) : le simulateur officiel, interrogé le 24 septembre 2026 pour 200 000 € (3 005,10 € avec mainlevée, dont 190 € HT de mainlevée) et pour 100 000 € (1 841 € avec mainlevée).
- Le financement de l’habitat en 2025, Analyses et synthèses n° 183 (ACPR, juillet 2026) : 72,4 % des crédits accordés en 2025 cautionnés, 66,9 % de l’encours, 97,4 % de l’encours couvert par une sûreté, hypothèque à 16 % de la production et 26 % de l’encours ; la couverture en capital comparable aux autres pays européens en comptant les exigences des organismes de caution, sur un calcul partiel ; l’assurance emprunteur ; la liste des garants interrogés.
- Évaluation des risques du système financier français, décembre 2023 (Banque de France, PDF) : le cautionnement, « une spécificité française », les prêts cautionnés qui permettent aux banques de récupérer la totalité des sommes prêtées, face aux prêts hypothécaires majoritaires en Europe.
- Rapport annuel 2025 de Crédit Logement (PDF) : le recouvrement assuré par l’organisme et l’absence de risque final pour la banque, la garantie comparable aux sûretés réelles, l’économie de fonds propres et l’accès au refinancement, le fonds mutuel de garantie et la restitution éventuelle soumise à l’accord de l’ACPR et du conseil d’administration depuis 2014, la recherche prioritaire de solutions amiables, la part de marché revendiquée.
- Fiche d’information sur le cautionnement (Crédit Logement, PDF) : la banque seule bénéficiaire de la garantie, la promesse d’affectation hypothécaire, le cautionnement non résiliable par l’emprunteur.
- Les étapes de la garantie (Crédit Logement) : l’accord au plus tard sous 48 heures sur dossier complet.
- Les avantages pour les partenaires (Crédit Logement) : plus de 55 % de demandes avec accord instantané.
- Caution et hypothèque, quelles différences ? (Crédit Logement) : l’acte notarié de l’hypothèque et l’acte sous seing privé de la caution, la saisie comme dernier recours, le refus possible d’un dossier jugé trop risqué, l’organisme qui existe depuis 1975 et travaille avec la quasi-totalité des banques.
- Assurance et garantie, quelle différence ? (Crédit Logement) : la garantie qui ne remplace pas l’assurance de prêt, et qui couvre la banque y compris pour les causes non prévues par l’assurance.
- La garantie de prêt immobilier (Crédit Logement) : aucuns frais de mainlevée en cas de revente avant la fin du prêt.
- Formule Classic (Crédit Logement) : la commission de caution et le versement au fonds mutuel, réglés au premier déblocage des fonds ; le taux de restitution d’environ 70 %, qui évolue tous les trimestres ; la seule garantie à proposer ce principe de restitution, selon l’organisme.
- Simulateur de frais de garantie (Crédit Logement) : les montants de l’exemple, la fourchette selon le montant, la commission en location et la formule Initio, interrogé le 24 septembre 2026.
- Restitution (Crédit Logement) : la restitution dans le mois suivant la fin de garantie, au dernier taux appliqué de 71,07 %, sans engagement.
- Questions fréquentes (Crédit Logement) : dans les rubriques restitution et rachat, la restitution après remboursement anticipé total, l’absence d’effet d’un remboursement partiel, la notification de cessation de garantie et l’étude du nouveau prêt.
- 50 ans de Crédit Logement (Crédit Logement) : la création en 1975 par le 1 % logement, le Crédit Foncier et le mouvement HLM.
- Garantie de prêt immobilier sans hypothèque (Crédit Logement) : un prêt immobilier sur trois garanti, selon l’organisme.
Ces règles et ces chiffres évoluent : les sources ci-dessus ont été lues les 24 et 25 septembre 2026. Les chiffres et formulations attribués à Crédit Logement viennent de ses pages et documents publics. Les deux simulateurs ont été interrogés le 24 septembre 2026 et leurs résultats sont donnés à titre indicatif, sans valeur contractuelle.