Combien d’impôt en moins en versant sur un plan d’épargne retraite, ou PER ? Votre versement multiplié par le taux de votre tranche : par exemple 1 140 € pour 3 800 € versés à 30 %. Cet impôt est reporté, pas effacé : à la sortie en capital, ces versements sont imposés avec vos revenus de l’année du retrait. Ce que vous gagnez, c’est l’écart entre les deux tranches.
Simulateur PER : votre économie d’impôt
Indiquez votre revenu, votre foyer et le versement envisagé : le simulateur calcule votre économie d’impôt de l’année, euro par euro, tranche par tranche, avec vos chiffres à la place des nôtres.
Votre foyer et votre versement
Les cases sont remplies avec l’exemple de l’article. Remplacez ces chiffres par les vôtres.
La ligne « revenu net imposable » de votre dernier avis d’impôt, avant votre versement.
Où trouver ce chiffre sur mon avis d’impôt
Le résumé de votre avis d’impôt sur le revenu porte le revenu fiscal de référence, juste au-dessus de votre nombre de parts. C’est la ligne la plus simple à repérer.
Le revenu fiscal de référence et le revenu net imposable sont souvent le même montant. Ils s’écartent si vous avez des revenus exonérés, des plus-values ou un abattement particulier : dans ce cas, prenez la ligne « revenu net imposable », sur la page de vos revenus.
Votre avis vous attend dans votre espace particulier sur impots.gouv.fr.
soit 2 parts
soit environ 317 € par mois
Affiner : votre plafond, votre âge
Case vide : le simulateur l’estime à 10 % du revenu, au moins 4 710 € et au plus 37 680 € par personne. Votre avis d’impôt de 2026 donne le montant exact, plafonds non utilisés des années passées compris : il prime.
Impôt en moins cette année
958 €
pour 3 800 € versés et déduits, soit 25,2 % de votre versement.
Chaque marche est une part de votre versement ; sa surface, l’impôt qu’elle vous fait économiser. Le cadre en pointillés montre ce que vous auriez si tout le versement restait dans votre tranche.
- 2 842 € déduits à 30 %dans votre tranche actuelle853 €
- 958 € déduits à 11 %votre revenu passe sous le seuil de la tranche105 €
- Effort réel d’épargne3 800 € versés moins 958 € d’impôt en moins2 842 €
- Versement maximal déductibleestimé : 4 710 € par personne, mis en commun9 420 €
Votre seuil de tranche
Jusqu’à 2 842 € versés, chaque euro déduit vous fait économiser 30 centimes d’impôt. Au-delà, votre revenu passe dans la tranche à 11 % : le reste du versement rapporte 11 %.
Estimation indicative au barème des revenus 2025, hors situations particulières. L’impôt en moins est un impôt différé : à la sortie en capital, vos versements déduits sont imposés avec vos revenus de l’année, et ce que vous gagnez, c’est l’écart entre vos deux tranches.
Ce que le simulateur suppose
- Barème de l’impôt sur les revenus de 2025, en vigueur aujourd’hui : cinq taux, 0, 11, 30, 41 et 45 %. Celui des revenus de 2026, l’année de votre versement, sera fixé par la loi de finances pour 2027.
- Parts : une par adulte, une demi-part pour chacun des deux premiers enfants, une part à partir du troisième. L’avantage des enfants est limité à 1 807 € par demi-part ; la décote des foyers faiblement imposés est comptée.
- Ne sont pas simulés : les demi-parts particulières (parent qui vit seul avec ses enfants, invalidité, ancien combattant, garde alternée), les réductions et crédits d’impôt, la contribution sur les hauts revenus.
- Plafond estimé : 10 % du revenu net imposable, au moins 4 710 € et au plus 37 680 € par personne ; pour un couple, revenus supposés partagés à parts égales et plafonds des deux conjoints mis en commun. Sans les plafonds non utilisés des années passées, ni ce que votre employeur verse pour votre retraite, qui le réduit : le chiffre de votre avis d’impôt prime.
- Un versement mensuel est compté douze fois sur l’année, quelle que soit la date du premier prélèvement : le simulateur raisonne toujours sur une année entière.
- Le simulateur travaille sur le revenu net imposable, l’assiette du barème. Le revenu fiscal de référence, plus visible sur l’avis d’impôt, est défini par l’article 1417, IV du code général des impôts : il réintègre certains revenus exonérés et abattements, et s’écarte donc du revenu net imposable dans ces situations.
- Travailleur indépendant : vos versements peuvent se déduire de votre bénéfice, avec un autre plafond, non simulé ici.
- À la sortie, l’impôt sur ce versement est calculé au taux choisi, comme si tout restait dans cette tranche. Les gains, eux, paient 12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux en 2026, que vous ayez déduit ou non.
- Ce calcul est une illustration : ce n’est ni un conseil fiscal ni une recommandation. Sur les unités de compte, un risque de perte en capital.
L’essentiel en 30 secondes
- Impôt en moins en versant : votre versement multiplié par le taux de votre tranche, si tout le versement y reste.
- Impôt à la sortie en capital : vos versements déduits s’ajoutent à vos revenus de l’année ; les gains paient 12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux en 2026.
- Ce que vous gagnez ou perdez : l’écart entre votre tranche en versant et en retirant.
- Plafond pour vos versements de 2026 : 10 % de vos revenus d’activité de 2025, au moins 4 710 €, au plus 37 680 €, plus vos plafonds non utilisés.
- Depuis le 1er janvier 2026, un versement fait à partir de 70 ans ne se déduit plus.
- Votre chiffre à vous : simulez votre économie d’impôt avec votre revenu et votre foyer, par mois ou sur l’année.
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Combien d’impôt récupérez-vous en versant ?
Chaque versement se déduit de votre revenu imposable de l’année : l’impôt récupéré vaut ce versement multiplié par le taux de votre tranche. Le barème de l’impôt, calculé par tranches, compte cinq taux : 0, 11, 30, 41 et 45 %. C’est la tranche la plus haute que touche votre revenu qui compte.
Pourquoi 3 800 € ? Il tient sous le plancher prévu pour chacun, même sans revenus d’activité : 4 710 € pour vos versements de 2026, moins ce que votre employeur verse pour votre retraite d’entreprise.
Mais le taux ne vaut que pour la part du versement qui reste dans votre tranche. Au barème des revenus 2025, en vigueur aujourd’hui, un couple marié ou pacsé sans enfant à 62 000 € de revenu imposable n’est dans la tranche à 30 % que pour 2 842 €. S’il verse 3 800 €, il récupère 958 €, pas 1 140 € : 853 € à 30 %, 105 € sur le reste, qui retombe à 11 %.
Ces montants sont une illustration : le chiffre exact dépend de votre foyer et de vos revenus de l’année. Le simulateur, en haut de page, le calcule avec les vôtres.
Jusqu’à combien pouvez-vous déduire en 2026 ?
Pour vos versements de 2026 : 10 % de vos revenus d’activité de 2025, au moins 4 710 €, au plus 37 680 €. Ils valent 10 % et 80 % du plafond de la sécurité sociale de 2025, l’année précédente : 47 100 €. Ce plafond baisse de ce que votre employeur verse pour votre retraite d’entreprise.
Il augmente de vos plafonds non utilisés, reportables cinq ans au lieu de trois depuis la loi de finances pour 2026. Selon l’administration, cela vaut à partir du plafond de 2026 ; ceux de 2024 et 2025 restent reportables trois ans. Marié ou pacsé et imposé en commun, vous pouvez aussi utiliser le plafond de votre conjoint ; le foyer n’a qu’une tranche. Votre montant figure sur votre avis d’impôt de 2026.
Les versements faits à partir du jour de vos 70 ans restent possibles, mais ne se déduisent plus depuis le 1er janvier 2026 (article 163 quinvicies du code général des impôts). À la sortie en capital, ils ressortent sans impôt sur le revenu. Travailleur indépendant, vous pouvez déduire vos versements de votre bénéfice, avec un plafond différent.
Que paierez-vous à la sortie ?
À la sortie en capital, votre PER se coupe en deux parts qui ne paient pas le même impôt. Exemple : 3 800 € versés et déduits par an pendant dix ans, soit 38 000 €, plus 5 200 € de gains, une hypothèse de calcul, pas une prévision.
Vos versements déduits s’ajoutent à vos revenus de l’année du retrait et sont imposés au barème, sans l’abattement de 10 % des pensions ni prélèvements sociaux. Soit 4 180 € d’impôt à 11 %, 11 400 € à 30 %, si tout reste dans la tranche. Les gains paient en principe 12,8 % d’impôt (ou le barème, sur option) et 18,6 % de prélèvements sociaux en 2026 : 1 633 €. Pour les gains d’un PER, ce taux de 18,6 % a remplacé celui de 17,2 % au 1er janvier 2026. L’assurance vie reste à 17,2 % en 2026 (voir l’impôt sur un retrait d’assurance vie).
Le capital peut être « libéré en une fois ou de manière fractionnée », dit la loi.
La rente, un revenu versé à vie, suit les règles des pensions de retraite quand elle vient de versements déduits. Quand vous avez renoncé à la déduction, la rente n’est imposée que sur une fraction, selon votre âge à son premier versement : par exemple 40 % entre 60 et 69 ans. Dans les deux cas, une fraction de la rente paie 18,6 % de prélèvements sociaux en 2026.
Sur les unités de compte, supports investis sur les marchés, vous pouvez perdre une partie de votre capital.
Au final, la déduction vous fait-elle gagner ?
La déduction ne supprime pas l’impôt sur vos versements, elle le déplace. Ce qu’elle vous fait gagner, c’est l’écart entre le taux de votre tranche l’année où vous versez et celui de l’année où vous retirez.
Reprenons les 38 000 € versés en dix ans, chacun déduit en entier au taux indiqué :
- 30 % en versant, 11 % en retirant : 11 400 € récupérés, 4 180 € payés si ces 38 000 € restent imposés à 11 %. Écart : 7 220 € gagnés.
- 30 % en versant, 30 % en retirant : 11 400 € récupérés, 11 400 € payés si ces 38 000 € restent imposés à 30 %. L’impôt est seulement reporté.
- 11 % en versant, 30 % en retirant : 4 180 € récupérés, 11 400 € payés si ces 38 000 € restent imposés à 30 %. Écart : 7 220 € de plus à payer.
Retirée en une fois, une somme de cette taille s’additionne à vos revenus de l’année : une partie peut alors être imposée à 30 %, le même effet de seuil qu’en versant.
À la sortie en capital, les gains paient la même chose que vous ayez déduit ou non : la déduction ne joue que sur vos versements. Ce calcul ignore aussi ce que l’impôt récupéré a pu rapporter entre-temps. Le simulateur chiffre les deux bouts : votre économie d’impôt aujourd’hui, et l’impôt à la sortie selon votre tranche du retrait.
Que change le choix de ne pas déduire ?
Pour chaque versement, vous pouvez renoncer à la déduction, au plus tard au moment du versement et de façon définitive. Rien n’est alors récupéré, et à la sortie en capital, ces versements ressortent sans impôt sur le revenu ni prélèvements sociaux. Si vous n’êtes pas imposable, déduire ne rapporte rien en versant et rendrait vos versements imposables à la sortie.
Et si vous débloquez votre PER avant la retraite ?
Avant la retraite, le PER reste bloqué, sauf dans les cas que la loi énumère, dont l’achat de votre résidence principale, hors sommes issues de versements obligatoires d’entreprise. Ce déblocage est imposé comme une sortie en capital. Voir aussi le vrai rôle de l’apport personnel.
Pour un accident de la vie, comme une invalidité ou un surendettement, la part de vos versements ressort sans impôt sur le revenu ni prélèvements sociaux ; les gains paient ces prélèvements.
Vos questions
Je suis retraité : puis-je encore déduire mes versements ?
Oui, avant vos 70 ans : sans revenus d’activité, dans la limite de 4 710 € pour vos versements de 2026, plus vos plafonds non utilisés. Selon l’administration, vos versements faits après votre départ sont « immédiatement disponibles et récupérables à tout moment ». Vous pouvez continuer à verser si votre plan ne fixe pas de limite d’âge et que vous ne l’avez pas entièrement débloqué.
PER assurance ou PER bancaire : l’impôt est-il le même ?
Oui, sauf au décès. Le PER bancaire, un compte-titres, entre dans votre succession. Pour le PER assurance, décès avant 70 ans : des règles proches de l’assurance vie, dont 152 500 € d’abattement pour chaque bénéficiaire (voir assurance vie et succession). Décès après 70 ans : droits de succession sur les sommes « pour leur montant total », dit la loi, gains compris, même pour des versements faits avant 70 ans. Abattement : 30 500 €, commun à tous vos contrats, assurance vie comprise. Pour le PER assurance, c’est l’âge au décès qui compte ; pour l’assurance vie, ce sont seulement les primes versées après 70 ans qui entrent dans les droits de succession, sans leurs gains.
Faut-il choisir dès l’ouverture entre capital et rente ?
Non : le choix se fait à la sortie, sauf si vous avez opté dès l’ouverture, définitivement, pour la rente.
Puis-je verser plus que mon plafond ?
Oui : vos versements ne sont pas plafonnés, seul le montant que vous pouvez déduire l’est.
Ce qu’on fait pour vous
Pour le traitement fiscal de votre situation personnelle, votre conseil habituel reste l’interlocuteur ; ce que nous regardons avec vous, c’est le contrat et ce qu’il vous permet. Réservez une visio avec notre expert en assurance et patrimoine.
Mis à jour le 24 septembre 2026 · Information générale : ni conseil fiscal, ni conseil personnalisé, ni recommandation. Exemples au barème des revenus 2025, gains supposés. Unités de compte : un risque de perte en capital. Seuls les textes officiels font foi.
Sources
Les règles citées dans cet article viennent des textes officiels listés ci-dessous, que vous pouvez ouvrir pour vérifier chaque information par vous-même. Les calculs des exemples sont les nôtres, à partir des hypothèses écrites dans le texte.
- Article 163 quatervicies du code général des impôts, version en vigueur depuis le 21 février 2026 (Légifrance) : la déduction des versements sur un plan d’épargne retraite, sauf renonciation ; la limite de 10 % des revenus d’activité, avec son minimum et son maximum calculés sur le plafond de la sécurité sociale ; ce que verse l’employeur, qui la réduit ; le report des plafonds non utilisés sur cinq ans ; le plafond du conjoint pour un couple imposé ensemble.
- Article 154 bis du code général des impôts, version en vigueur depuis le 11 mars 2023 (Légifrance) : pour un travailleur indépendant, la déduction de ses versements sur un plan d’épargne retraite de son bénéfice imposable, dans une limite qui lui est propre.
- Loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026, article 9, article 10 et article 163 quinvicies du code général des impôts, version en vigueur depuis le 1er janvier 2026 (Légifrance) : depuis le 1er janvier 2026, les versements faits à partir du jour des 70 ans ne se déduisent plus, et leur part d’un capital sort sans impôt sur le revenu ; le report des plafonds non utilisés porté de trois à cinq ans.
- Arrêté du 19 décembre 2024 portant fixation du plafond de la sécurité sociale pour 2025 (Journal officiel, Légifrance) : 3 925 € par mois, soit 47 100 € sur l’année, la base des 4 710 € et 37 680 € de vos versements de 2026.
- Article 197 du code général des impôts, version en vigueur depuis le 21 février 2026 et article 4 de la loi de finances pour 2026 (Légifrance) : les cinq taux du barème et leurs seuils, appliqués aux revenus de 2025.
- Article 158, version en vigueur depuis le 1er juillet 2026 et article 81 du code général des impôts, version en vigueur du 19 août 2026 au 1er janvier 2029 (Légifrance) : à la sortie en capital, la part des versements déduits imposée sans l’abattement de 10 % et la part des gains imposée à taux fixe ou, sur option, au barème ; la part des versements pour lesquels la déduction a été écartée, ou faits à partir de 70 ans, affranchie de l’impôt ; les fractions imposables d’une rente selon l’âge ; les déblocages pour accident de la vie.
- Article L136-8 du code de la sécurité sociale, version en vigueur depuis le 27 juin 2026 (Légifrance) : la contribution sociale généralisée portée à 10,6 % sur les revenus du patrimoine et de placement, et maintenue à 9,2 % pour l’assurance vie, d’où 18,6 % et 17,2 % de prélèvements sociaux en 2026.
- Article L224-4, version en vigueur depuis le 14 juin 2026, article L224-5 et article L224-20, versions en vigueur depuis le 1er octobre 2019, et article L224-28 du code monétaire et financier, version en vigueur depuis le 1er janvier 2024 (Légifrance) : les cas de déblocage avant la retraite, dont l’achat de la résidence principale ; le capital « libéré en une fois ou de manière fractionnée », ou la rente ; le choix de renoncer à la déduction, pour chaque versement, au plus tard lors du versement, sans retour possible.
- « Plan d’épargne retraite (PER) », fiche vérifiée le 18 juin 2026 (service-public.gouv.fr) : le plafond de vos versements de 2026 et sa lecture par l’administration pour le report (trois ans pour les plafonds de 2024 et 2025, cinq ans à partir de celui de 2026) ; les taux de sortie en 2026, en capital et en rente ; les versements après 70 ans et après le départ à la retraite ; les déblocages ; le décès, pour un PER bancaire ou un PER assurance.
- Article 757 B du code général des impôts, version en vigueur depuis le 11 mars 2023 (Légifrance) : au décès après 70 ans du titulaire d’un plan d’épargne retraite, les sommes versées par l’assureur soumises aux droits de succession « pour leur montant total », après un abattement global de 30 500 € pour tous les contrats du même assuré.
Ces règles évoluent : les textes ont été lus les 21 et 22 septembre 2026, dans leur version en vigueur. Le plafond de déduction change chaque 1er janvier ; le barème et les taux sont à revérifier à chaque loi de finances et à chaque loi de financement de la sécurité sociale.